Se connecter
 Retour à la page précédente
Séquence didactique portant sur les contes fantastiques d’Edgar Allan Poe conçue pour des élèves de quatrième secondaire

Fiche descriptive
Séquence didactique
Annexes
Séquence didactique portant sur les contes fantastiques d’Edgar Allan Poe conçue pour des élèves de quatrième secondaire
POE, Edgar Allan
Par Bétania Laverdière


Nationalité de l'auteur : Américaine
Genre : Contes et récits
Courant :
Siècle :
Groupe d'âge visé : Deuxième cycle secondaire
Auteur de la séquence : Bétania Laverdière
Date du dépôt : Hiver 2012


 

Cette séquence vise à amener les élèves de quatrième secondaire à étudier le conte fantastique à la manière d’Edgar Allan Poe (1809-1849). Edgar Allan Poe est un auteur américain renommé du XIXe siècle qui exploite avec art le style fantastique, d’où l’intérêt de faire connaître son œuvre aux élèves. Plusieurs de ses œuvres dont « Le Chat noir » et « La Chute de la Maison Usher » ont été adaptées en œuvres cinématographiques. Nous avons choisi d’étudier le recueil Nouvelles histoires extraordinaires[1] qui renferme 23 contes fantastiques de Poe traduits par nul autre que Charles Baudelaire (ce recueil est facilement accessible, car il est possible de le télécharger en ligne gratuitement sur le site du groupe Ebooks libres et gratuits[2]). Nous étudierons plus en détail cinq contes du recueil : « Le Chat noir », «Le Cœur révélateur», « Bérénice », « La Chute de la Maison Usher » et « Le Masque de la Mort Rouge ». Ces contes ont l’avantage d’être relativement courts et de présenter une galerie de personnages limitée, ce qui en facilite l’étude. De plus, les thématiques traitées dans ces contes sont susceptibles de rejoindre l’intérêt des élèves pour l’étrange et le surnaturel. Cette séquence est constituée de huit activités qui combinent des exercices de lecture et d’écriture, ainsi que deux évaluations formative et sommative à l’oral et à l’écrit. Au terme de cette séquence, les élèves devraient être en mesure de reconnaitre les principales caractéristiques génériques du conte fantastique en le distinguant de la fantasy.

 

Avant la lecture

Activité 1 : mise en contexte de l’œuvre et présentation de l’auteur (75 minutes)

Cette activité de précadrage vise à permettre aux élèves « d’aborder le texte en ayant une idée de la personnalité de l’auteur, des contenus et des formes qui lui sont chers, mais aussi du type, du genre et du courant esthétique auxquels le texte appartient[3] ».

En grand groupe, l’enseignant questionne les élèves sur l’œuvre d’Edgar Allan Poe afin de voir quelles sont leurs connaissances antérieures sur le sujet (quels récits ils ont lus, ce qu’ils savent à propos de la vie de l’auteur, de son style, du courant fantastique, etc.). Les réponses des élèves sont notées au tableau. Puis, l’enseignant présente brièvement le recueil Nouvelles histoires extraordinaires d’Edgar Allan Poe duquel sont tirés les quatre contes du corpus (« Le chat noir », « Le cœur révélateur » et  « Bérénice »).

Ce recueil fait suite à la publication du recueil Histoires extraordinaires. Ces deux recueils contiennent les trente-six récits traduits en 1855 par Baudelaire[4]. Ce dernier a contribué à faire connaître l’œuvre de Poe (Américain) en France. Plusieurs des récits ont été publiés dans des journaux et des magazines avant la parution des recueils. Par exemple, « Le chat noir » est paru dans le United States Saturday Post le 18 août 1843 sous le titre « The Black Cat », « Le Cœur révélateur » a été publié dans The Pioneer en janvier 1843 sous le titre « The Tell-Tale Heart » et « William Wilson » est paru en octobre 1839 dans le Burton’s Gentelman’s Magazine. Ce qui domine dans les contes fantastiques de Poe, c’est l’angoisse[5].

L’enseignant propose ensuite aux élèves d’effectuer une brève recherche sur Internet (en devoir), en équipe de quatre, afin d’en savoir un peu plus sur l’auteur (sa vie, son œuvre). L’enseignant peut proposer un nombre limité de sites aux élèves afin d’éviter que ces derniers perdent trop de temps lors de leur recherche. Dans le cas contraire, il serait pertinent de voir avec les élèves comment déterminer la pertinence des sources Internet. Un retour en plénière permet ensuite de rendre compte des trouvailles des élèves. Un élève par groupe de quatre est désigné pour partager les informations trouvées avec le reste de la classe. L’enseignant inscrit les réponses des élèves au tableau pendant que ces derniers prennent des notes.

 

Activité 2 : distinguer le genre fantastique du genre fantasy[6] (50 minutes)

Pour aider les élèves à mieux lire, « il convient de leur enseigner les caractéristiques du genre littéraire de l’œuvre qu’ils ont entre les mains[7] ». L’objectif de cette activité est d’amener les élèves à distinguer le genre fantastique du genre fantasy, afin de leur permettre de comprendre les caractéristiques générales du genre à l’étude. Pour ce faire, l’enseignant leur fait visionner deux extraits de films (les 10 premières minutes), soit le Seigneur des Anneaux et le premier film d’Harry Potter. Pendant le visionnement, les élèves doivent noter les caractéristiques propres à chacun des extraits sur une feuille divisée en deux (une colonne pour chaque film). Puis, en grand groupe, les élèves partagent leurs réponses avec le reste de la classe. L’enseignant inscrit les caractéristiques retenues par l’ensemble des élèves au tableau pour chacun des films. L’objectif est de faire comprendre aux élèves que, dans le courant fantastique, le surnaturel survient dans un cadre réaliste et familier alors que dans la fantasy, le surnaturel est accepté comme faisant partie intégrante de l’univers décrit. En d’autres termes, « [l]e fantastique s’appuie sur la réalité pour mieux la subvertir ; la fantasy préfère inventer des mondes imaginaires[8] ». Le rôle de l’enseignant est de guider la réflexion en leur posant des questions (par exemple, avez-vous été surpris dans Harry Potter lorsque vous avez vu arriver la lettre volante? Avez-vous ressenti le même étonnement lorsque vous avez constaté l’existence des hobbits dans le Seigneur des anneaux?). Les élèves doivent ensuite trouver une autre œuvre (film, récit, etc.) appartenant à chacun des deux genres en justifiant leur choix à l’aide des caractéristiques qu’ils ont précédemment identifiées.

 

Pendant la lecture

Activité 3 : l’irruption du surnaturel dans un cadre réaliste (75 minutes)

Lors de l’activité précédente, les élèves ont constaté que, contrairement au genre fantasy, le conte fantastique s’inscrit dans un cadre réaliste dans lequel va survenir un événement qualifié de surnaturel qui va venir bouleverser l’ordre naturel des choses. L’objectif de l’activité est d’amener les élèves à identifier les procédés utilisés par Edgar Allan Poe pour ancrer son récit dans un cadre réaliste (histoire vécue par le narrateur-héros racontée à la première personne au passé, utilisation des tirets pour commenter son récit, descriptions vraisemblables, etc.).

L’enseignant fait d’abord une démonstration en grand groupe (modelage[9]). Il lit à voix haute le conte « Le Chat noir » avec les élèves, en prenant soin d’expliquer le vocabulaire difficile[10]. Puis, chacun des paragraphes sont repris un à un et les élèves doivent relever les éléments du texte qui contribuent à ancrer l’histoire dans un cadre réaliste et familier. Ils doivent également identifier les indices qui laissent présager qu’un phénomène inexplicable va venir perturber ce cadre réaliste. L’enseignant notera au tableau les réponses retenues par la classe. Le rôle de l’enseignant est de guider les élèves dans leurs réflexions en s’assurant que leurs réponses s’appuient sur des éléments du texte. L’objectif est d’attirer l’attention des élèves sur le caractère vraisemblable et détaillé des descriptions ainsi que sur la narration en focalisation interne pour leur faire voir l’effet de ces aspects sur la vraisemblance du récit.

Pistes de réflexion :

  • Est-ce que l’histoire serait aussi vraisemblable si elle n’avait pas été vécue par le narrateur (narration à la troisième personne)?
  • À quoi servent les tirets? Qu’est-ce que ces commentaires apportent à la vraisemblance du témoignage du narrateur?
  • Pourquoi les descriptions sont-elles aussi détaillées? Qu’est-ce que cela apporte comme crédibilité à l’histoire racontée?
  • Pourquoi certains mots sont-ils mis en italique? Quelle est leur importance dans le récit?

Les élèves doivent ensuite reproduire le même exercice en équipe de deux avec quatre autres contes «Le Cœur révélateur», « Bérénice », « La Chute de la Maison Usher » et « Le Masque de la Mort Rouge ». Un retour sur l’activité permettra aux élèves de mettre leurs réponses (que l’enseignant commentera au besoin) en commun.

 

Activité 4 : la montée de la tension et l’établissement d’une atmosphère inquiétante (75 minutes)

L’objectif de l’activité est d’amener les élèves à voir comment le cadre rassurant et familier dans lequel s’inscrivent les contes fantastiques de Poe va s’effriter graduellement à mesure que vont survenir des phénomènes étranges, provoquant ainsi un climat d’angoisse, voire de terreur chez le narrateur-héros (et chez le lecteur). Le but de cette activité est de faire observer aux élèves que le vocabulaire lié à la peur augmente au fur et à mesure que s’installe l’atmosphère inquiétante et que ce vocabulaire traduit l’angoisse du héros-narrateur.

Pour ce faire, les élèves doivent relever les champs sémantiques liés à la peur et les verbes de perception utilisés par le narrateur pour exprimer son angoisse dans cinq contes de Poe, soit « Le Chat noir », «Le Cœur révélateur», « Bérénice », « La Chute de la Maison Usher » et « Le Masque de la Mort Rouge ». « La nature de l’événement fantastique est telle que le voir, c’est le subir[11]. » Afin que les élèves comprennent bien comment ils doivent procéder, l’enseignant exécute d’abord l’exercice avec eux en grand groupe avec le conte « Le Chat noir » (modelage). Les réponses retenues par la classe sont notées au tableau par l’enseignant. Le rôle de l’enseignant est de guider les réflexions des élèves en les questionnant.

Pistes de réflexion

  • Le vocabulaire lié à la peur (champ sémantique, verbes de perception) est-il plus abondant au début ou à la fin du conte? L’intensité est-elle la même tout au long de l’histoire?
  • Que nous apprend ce vocabulaire lié à la peur sur les émotions ressenties par le personnage? Quelle métamorphose peut-on observer dans le comportement du narrateur au cours de l’histoire dans «Le Chat noir»?

Pour la suite de l’activité, les élèves sont placés en équipe de quatre par l’enseignant de façon à équilibrer les équipes selon la force des élèves. Ainsi, nous espérons que les élèves plus faibles pourront profiter de l’expertise des plus forts (modelage par les pairs). Chaque groupe devra reproduire l’exercice précédent (identifier les champs sémantiques liés à la peur et relever les verbes de perception) sur un des quatre autres contes (deux à trois équipes par conte). Dans chacun des groupes, un élève expert sera désigné. Sa tâche sera de communiquer les réponses trouvées par son groupe lors du retour en plénière à la fin de l’activité. Les réponses retenues par la classe seront inscrites au tableau par l’enseignant et prises en note par les élèves.

 

Activité 5 : l’hésitation entre une explication rationnelle et une causalité surnaturelle pour expliquer les phénomènes étranges (75 minutes)

Le but de cette activité est de faire découvrir aux élèves ce qu’est le mystère fantastique (caractéristique essentielle du genre fantastique selon Todorov[12]), c'est-à-dire l’hésitation du narrateur (et du lecteur) entre une explication rationnelle et une causalité surnaturelle pour expliquer les phénomènes étranges. L’objectif est de faire découvrir aux élèves les principaux motifs exploités par Poe pour expliquer rationnellement l’événement surnaturel (la folie, l’ivresse et la maladie), ainsi que les explications irrationnelles pouvant être déduites de l’histoire (croyances populaires, superstitions et autres explications paranormales). Les élèves doivent donc identifier, pour chaque événement étrange, les deux explications possibles : l’explication rationnelle et la causalité surnaturelle. L’enseignant effectue d’abord l’exercice en grand groupe avec les élèves sur le conte « Le Chat noir ».  Le rôle de l’enseignant est de guider les réflexions des élèves par des questions et de s’assurer que les réponses s’appuient sur des éléments du texte.

Pistes de réflexion

  • Suite à l’incendie de sa maison, comment le narrateur dans le conte « Le Chat noir » explique-t-il de manière rationnelle que l’image du chat pendu apparaît sur le mur?
  • Selon vous, cette explication tient-elle la route ou est-elle tirée par les cheveux?
  • Quelle explication surnaturelle pourrait-on avancer pour expliquer ce phénomène étrange?

Les élèves travaillent ensuite le conte « Le Cœur révélateur » en équipe de deux. Ils doivent identifier un minimum de deux phénomènes étranges et tenter de trouver une explication logique et une causalité surnaturelle pour chacun de ces phénomènes. Un retour en plénière permet ensuite aux élèves de partager leurs réponses avec le reste de la classe. Les réponses retenues par la classe seront inscrites au tableau et prises en note par les élèves.

 

Après la lecture

Activité 6 : le journal de lecture[13](30 minutes par conte)

L’objectif de cette activité est de permettre aux élèves d’exprimer leur subjectivité en tant que lecteur. Le cahier de lecture est en fait un journal dialogué où les élèves « apprendront à réagir à leurs propres lectures, à confronter leurs réactions à d’autres réactions, à partager leur point de vue en justifiant et en argumentant […], à construire une posture critique dans le cadre de l’écriture[14] ».

Suite à la lecture de chacun des cinq contes (« Le Chat noir », «Le Cœur révélateur», « Bérénice », « La Chute de la Maison Usher » et « Le Masque de la Mort Rouge »), les élèves devront écrire environ 300 mots sur leur appréciation de l’histoire et leurs impressions de lecture. Ils pourront également commenter les thématiques abordées par l’auteur, les motivations et les caractéristiques des personnages, la structure du récit, etc. en lien avec le conte auquel ils réagiront. Ce journal dialogué sera lu et commenté par les pairs. Après l’étape d’écriture, l’enseignant devra ramasser les cahiers des élèves qu’il redistribuera aléatoirement aux élèves (pour éviter que les mêmes élèves commentent uniquement les textes de leurs amis). Puis, ce sera au tour de l’enseignant d’annoter et de commenter à la fois les textes et les rétroactions faites par les pairs (à la fin seulement).

 

Activité 7 : évaluation sommative à l’oral de la compréhension en lecture (5 minutes par élève)

Nous avons choisi d’évaluer la compétence en lecture des élèves à l’oral plutôt qu’à l’écrit de façon à évaluer uniquement la compréhension indépendamment de la compétence scripturale des élèves. L’enseignant peut profiter des 15 premières minutes de lecture ou encore de la période de bibliothèque pour rencontrer individuellement les élèves qui devront répondre à un court questionnaire évaluant leur compréhension du conte « Le Chat noir ».

Questionnaire suite à la lecture de la première nouvelle d’Edgard Allan Poe, « Le Chat noir »

1. Le narrateur est-il fou?

- Non, le narrateur est sain d’esprit : « Cependant je ne suis pas fou, — et très certainement je ne rêve pas » (p. 27, l. 5).

- Oui le narrateur est fou : il a maltraité ses animaux, dont son chat qu’il a pendu et sa femme qu’il a assassinée puis murée dans la cave. Une personne saine d’esprit n’agit pas de la sorte envers des êtres chers.

 

2. Pourquoi le narrateur insiste-t-il, au début du récit, sur la docilité et l’humanité de son caractère, sa tendresse de cœur remarquable ainsi que son amour des animaux?

- Contraste : jamais on n’aurait pu se douter qu’un homme si bon puisse se métamorphoser en monstre au point de martyriser ses animaux et de tuer son chat et sa femme.

 

3. Comment le narrateur explique-t-il pourquoi il devient un homme méchant et violent? De quel mal souffre-t-il?

- L’alcoolisme.

- Il est sous l’emprise d’une sorcière déguisée en chat noir qui le pousse à faire le mal.

 

4. Suite à l’incendie de sa maison, le narrateur découvre stupéfait la figure d’un gigantesque chat avec une corde autour du coup de gravé dans le mur. Comment ce dernier explique-t-il cet événement étrange?

- Explication logique : « l’animal avait dû être détaché de l’arbre par quelqu’un, et jeté dans ma chambre par une fenêtre ouverte. […] La chute des autres murailles avait comprimé la victime de ma cruauté dans la substance du plâtre fraîchement étendu ; la chaux de ce mur, combiné avec les flammes et l’ammoniaque du cadavre, avait ainsi opéré l’image telle que je la voyais » (p. 31-32). 

Quelle autre explication pourrait-on donner suite à la lecture de la nouvelle?

- C’est l’œuvre de la sorcière incarnée dans le chat.

 

5. Selon toi, le deuxième chat est-il l’incarnation de Pluton ou non?

- Oui, parce qu’il est noir, énorme (par. 13), il lui manque un œil (par. 17) et la tache blanche a la forme du gibet (corde de pendu) avec lequel Pluton a été pendu (par. 19).

- Non, parce qu’il a une tache blanche couvrant presque toute la poitrine alors que Pluton était tout noir (par. 13).

 

6. Quatre jours après le meurtre de l’épouse, les policiers découvrent son corps grâce au hurlement du chat emmuré dans la tombe. Selon toi, cette fin est-elle vraisemblable? Est-il possible que le narrateur ait emmuré le chat sans s’en rendre compte? Est-ce réaliste que le chat soit toujours en vie après quatre jours sans boire ni manger?

 

7. Pourquoi le narrateur nous raconte-t-il cette histoire?

- Parce qu’il va mourir et qu’il veut se confesser de l’horrible crime qu’il a commis.

 

Activité 8 : rédaction d’un conte fantastique (3 périodes de 75 minutes)

L’objectif de l’activité est de permettre aux élèves de mettre en pratique les connaissances génériques qu’ils ont développées tout au long de la séquence sur le conte fantastique (cadre réaliste, atmosphère inquiétante liée à l’irruption d’un phénomène étrange, hésitation entre une explication rationnelle et une causalité surnaturelle), mais cette fois à l’écrit. Les élèves doivent écrire un conte fantastique de 700 à 900 mots en respectant les caractéristiques génériques préalablement identifiées. Une première correction formative s’effectue d’abord par les pairs (les élèves échangent leur copie) qui doivent commenter leur correction. Nous conseillons de bâtir la grille de correction avec les élèves en tenant compte des éléments suivants[15] :

- le récit doit être narré à la première personne par le personnage principal dans un style plutôt oral et de connivence avec le lecteur (  /25) ;

- le cadre spatio-temporel doit être réaliste et familier (  /25) ;

- un phénomène étrange doit venir perturber le cadre réaliste (de manière à créer une atmosphère inquiétante) (  /25) ;

- l’angoisse du héros-narrateur doit croître tout au long du récit (champ lexical lié à la peur, verbes de perception) (  /25).

Suite à la correction par les pairs, les élèves doivent réécrire une version définitive de leur conte qui sera cette fois corrigée par l’enseignant de manière sommative. Ce dernier tiendra compte de la conformité du texte aux caractéristiques génériques en plus des critères spécifiquement liés à la langue.

 

En résumé, nous espérons que cette séquence sur le conte fantastique ait permis aux élèves de découvrir et d’apprécier l’œuvre d’Edgar Allan Poe à travers l’étude de quatre de ses contes fantastiques. Nous souhaitons également que les activités réalisées par les élèves leur aient permis d’acquérir une meilleure compréhension des caractéristiques du genre fantastique et qu’ils puissent réinvestir leurs nouvelles connaissances dans l’étude de l’œuvre d'autres auteurs.

 

 

 

Bibliographie

DE LAUNEY, Caroline, « Le genre littéraire comme outil conceptuel : le cas Harry Potter », dans Québec français, nº 160 (2011), p. 58-59.

 

DUFAYS, Jean-Louis, Louis GEMENNE et Dominique LEDUR, Pour une lecture littéraire, 2e éd., De Boeck, Bruxelles (Coll. Savoirs en pratique), 2005, 370 p.

 

FABRE, Jean, « Du fantastique… », dans Québec français,  nº 50 (mai 1983), p. 40-44.

 

LABBÉ, Denis et Gilbert MILLET, Le fantastique, Paris, Ellipses (Coll. Réseau), 2000, 128 p.

 

Marlène LEBRUN et Christine COULET, « Favoriser un rapport critique à la lecture/écriture littéraire en constituant la classe comme une communauté active de lecteurs et d’auteurs », dans Enjeux, nº 57 (septembre 2003), p. 99-114.

 

MILLET, Gilbert et Denis LABBÉ, Le fantastique, Paris, Belin (Coll. Sujets), 2005, 395 p.

 

Marie NADEAU et Carole FISHER, La grammaire nouvelle. La comprendre et l’enseigner, Montréal, Chenelière, 2006, 239 p.

 

POE, Edgard Allan, Nouvelles histoires extraordinaires, trad. de l’anglais par Charles Baudelaire, Paris, Presses Pocket (Coll. Lire et voir les classiques), 1991, 363 p.

 

POE, Edgard Allan, Nouvelles histoires extraordinaires, trad. de l’anglais par Charles Baudelaire, dans  Ebooks libres et gratuits, [en ligne].

http://www.ebooksgratuits.com/html/poe_nouvelles_histoires_extraordinaires.html [Texte consulté le 10 mars 2012].

 

PRÉVOT-LEVAC, Line, Séquence didactique sur quatre contes fantastiques de Maupassant : « Apparition », « La morte », « La nuit » et « Lui? », Portail-Littérature de l’Université Laval, [en ligne]. http://www.portail-litterature.fse.ulaval.ca/objet/index.php?act=seq&obj=538 [Texte consulté le 10 mars 2012].

 


[1] POE, Edgard Allan, Nouvelles histoires extraordinaires, trad. de l’anglais par Charles Beaudelaire,Coll. Lire et voir les classiques, Paris, Presses Pocket, 1991, 363 p.

[2] http://www.ebooksgratuits.com/html/poe_nouvelles_histoires_extraordinaires.html

[3] Jean-Louis DUFAYS, Louis GEMENNE et Dominique LEDUR, Pour une lecture littéraire, 2e éd., Coll. Savoirs en pratique, De Boeck, Bruxelles, 2005, p. 111.

[4] 10 récits pour le premier recueil et 23 récits pour le second.

[5] Gilbert MILLET et Denis LABBÉ, Le fantastique, Coll. Sujets, Paris, Belin, 2005, p. 75.

[6] Cette activité s’inspire de la séquence de Line Prévost-Levac sur quatre contes fantastiques de Maupassant : « Apparition », « La morte », « La nuit » et « Lui? », disponible sur le site Portail-Littérature de l’université Laval à l’adresse suivante : http://www.portail-litterature.fse.ulaval.ca/objet/index.php?act=seq&obj=538

[7] Caroline DE LAUNEY, « Le genre littéraire comme outil conceptuel : le cas Harry Potter », Québec français, nº 160, 2011, p. 58 (p. 58-59).

[8] Gilbert MILLET et Denis LABBÉ, Le fantastique, Coll. Sujets, Paris, Belin, 2005, p. 32.

[9] Marie NADEAU et Carole FISHER, La grammaire nouvelle. La comprendre et l’enseigner, Chenelière, , Montréal, 2006, p. 210.

[10] Un glossaire peut être construit avec les élèves pour les aider à comprendre les mots difficiles. L’utilisation du logiciel Antidote est conseillée.

[11] Jean FABRE, « Du fantastique… », dans Québec français,  nº50, mai 1983, p. 42.

[12] Denis LABBÉ et Gilbert MILLET, Le fantastique, Coll. Réseau, Ellipses, Paris, 2000, p. 7.

[13] Jean-Louis DUFAYS, Louis GEMENNE et Dominique LEDUR, Pour une lecture littéraire, 2e éd., Coll. Savoirs en pratique, De Boeck, Bruxelles, 2005, p. 182-183.

[14] Marlène LEBRUN et Christine COULET, « Favoriser un rapport critique à la lecture/écriture littéraire en constituant la classe comme une communauté active de lecteurs et d’auteurs », Enjeux, nº57, septembre 2003, p. 103-104.

[15] La formulation et la pondération de la grille de correction peuvent varier.

 


---
© 2022, Université Laval
Ce texte est protégé par la loi sur les droits d'auteur. Il peut cependant être utilisé à des fins éducatives. Nous vous prions d'en indiquer la source lors d'une éventuelle utilisation.


À propos | Aide | Contactez-nous